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La Cité internationale accueille tous les ans 10 000 étudiants, chercheurs et artistes dans ses 40 maisons.
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UNE ORGANISATION PLURIELLE
10 000 étudiants, chercheurs et artistes accueillis chaque année, plus de 140 nationalités, 40 maisons, de nombreux services : la Cité internationale est un lieu unique au monde.
Propriété des universités parisiennes, la Cité internationale est une fondation de droit privé, reconnue d'utilité publique. Elle administre ses services et 18 résidences. 22 autres maisons représentent un état ou une grande école. Des partenaires publics ou privés, et des résidents impliqués, participent à la spécificité de ce lieu.
ASSOCIATIONS DE RESIDENTS
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ÊTRE ADMIS À LA CITÉ INTERNATIONALE
Pour demander un logement à la Cité internationale, il convient simplement de satisfaire à certaines conditions…
Vous êtes étudiant ? Chercheur ? Artiste ou professionnel de la culture ? Vous devez remplir une demande d’admission pour proposer votre candidature. Consultez nos conditions d’admission, puis la rubrique qui vous concerne.
FAQ
AU CROISEMENTS DES ARTS ET DE LA CULTURE
Chaque année 1 000 événements culturels et intellectuels ont lieu à la Cité internationale. Ils sont organisés par les Maisons, les résidents et les services spécialisés.
A la Cité internationale, la culture joue un rôle de premier plan. Outre son théâtre, elle accueille en ses murs un orchestre, une chorale et un centre dédié la valorisation de son patrimoine architectural. Elle propose aussi des services destinés aux pratiques amateurs et à la recherche documentaire.
LES SERVICES EN LIGNE DE LA BIBLIOTHEQUE CENTRALE
COLLOQUES ET CONGRES
Séminaires, forums, remises de prix, conseils d’administration, réceptions… Un service dédié aux colloques et congrès vous aide et vous conseille pour organiser vos événements dans des espaces de charme.
Grâce à son cadre exceptionnel, la Cité internationale propose aux organisateurs d’événements une palette complète de prestations : location de salons, service traiteur, en passant par l’installation de matériel technique ou l’intervention d’hôtesses d’accueil.
AUJOURD'HUI AU RESTAURANT
LE MÉCÉNAT À LA CITÉ INTERNATIONALE
Dès son origine, la Cité internationale a pu exister grâce à la générosité de grands donateurs privés, tels qu’Emile DEUTSCH DE LA MEURTHE ou John ROCKEFELLER Jr.
Aujourd’hui, elle se trouve à un tournant de son histoire et s’apprête à lancer un vaste programme de développement : réhabilitation et valorisation de son patrimoine, projets intellectuels ou culturels, création de bourses... Soutenez-la dans ce nouvel élan !

J’ai rencontré Maroine dans l’avion un dimanche d’août 1974. Un vol Air France de Beyrouth à Paris. Nous devisâmes pendant les trois heures que durait le voyage. Il était beau, il était professeur de littérature arabe à l’Université du Caire, il m’impressionnait, moi qui n’étais qu’une petite étudiante française, fraîchement diplômée d’une faculté de province. Arrivés à Orly, nous n’avions plus envie de nous quitter.
Il devait séjourner quelques jours avec un ami dans une résidence universitaire. Pourquoi n’essaierais-je pas, moi aussi, d’y trouver un hébergement pendant la semaine que je devais passer à Paris ? Le soleil se couchait lorsque le taxi nous déposa devant un imposant édifice, le long d’une avenue déserte en cette soirée d’été. « C’est là », nous dit le chauffeur d’un ton rogue. Mais où aller ? Pas de gardien à la grille. Aucune flèche ne signalant la réception. Traînant valises et sacs de voyage, nous déambulâmes à travers les allées, nous arrêtant devant chaque bâtiment. Chacun avait son style. Chacun portait le nom d’un pays. Mais toutes les portes étaient closes. Aucune maison ne semblait habitée. Pas un bruit, pas un être vivant, pas un chat ! Seuls les oiseaux s’égosillaient dans les arbres. J’avais l’impression d’être entrée par effraction dans le château de la Belle au bois dormant. Quel était ce lieu étonnant, hors de l’espace et du temps ? A qui pouvait appartenir ce jardin extraordinaire et ces pavillons à l’architecture étrange ? Je m’attendais à voir apparaître à tout moment un canard qui parlerait anglais ou un garde qui nous expulserait. Maroine ne répondait pas à mes questions. Il se contentait de maugréer contre son ami qui n’avait pas répondu au courrier qu’il lui avait adressé pour annoncer sa venue. Nous contournâmes le corps du bâtiment principal. Toujours pas de bureau d’accueil. Mais devant nos yeux, un vaste espace s’ouvrait : une pelouse immense, la plus grande que j’aie jamais vue, baignée de la lumière du crépuscule.
Et, miracle, à notre droite, sous les arbres, deux garçons assis sur un banc, l’un brun, l’autre blond. Ils répondirent à nos questions, l’un en arabe, l’autre en allemand. Ils indiquèrent à Maroine où se trouvait la Maison du Liban, là-bas, au fond, cachée derrière les sapins. Mon compagnon traversa la pelouse en continuant à grommeler. J’attendis sereinement son retour. Je n’étais pas pressée. Ici, tout était si beau, si calme ! Je fermai les yeux. Les deux étudiants reprirent leur conversation dans un dialecte inconnu et pourtant familier. Des mots me remémorant les messes de mon enfance parsemaient leurs échanges. Etait-ce un langage codé ? J’interrogeai le jeune homme blond. Il m’expliqua en riant qu’il était allemand et anglophone, mais que son camarade tunisien comprenait seulement l’arabe et le français. Leur seule langue de communication était donc le latin, comme au Moyen-Âge chez les escholiers de la Sorbonne ! Je me pinçai le bras. Aïe, ça faisait mal. Je ne rêvais donc pas. Maroine apparût enfin, plus maussade que jamais; son ami était absent et il n’était pas possible de séjourner dans la Cité sans réservation préalable. Nous reprîmes nos bagages, quittâmes le Parc à regret, et après moult pérégrinations, nous atterrîmes vers minuit dans un hôtel sordide du Quartier Latin.
Maroine repartit au Liban à la fin de la semaine. Quelques mois plus tard, la guerre éclata dans son pays et je n’en eus plus jamais de nouvelles. Je m’installai à Paris et la vie suivit son cours. Je gardais un souvenir vague de ma découverte d’un lieu magique le soir de mon arrivée dans la capitale, mais je n’avais aucune idée de son emplacement.
L’an dernier, une amie m’invita à l’accompagner pour voir un ballet dans un « Théâtre international » dont elle me vantait depuis longtemps la programmation variée. Rendez-vous fut pris à la sortie de la station « Cité Universitaire » du RER B, une ligne que je n’empruntais jamais. Et là, le choc ! Après trente six ans, le songe d’une nuit d’été dans la Cité reprenait vie. L’imposant édifice, les pavillons sous les arbres, les rosiers, les parterres à la française, rien ne manquait. Mais le domaine était sorti de sa torpeur estivale : des foules d’étudiants de toutes les nationalités se pressaient à la cafétéria, des familles piqueniquaient sur la pelouse, des joggeurs arpentaient les allées à petites foulées... Et plus personne ne parlait latin !
Jeanne LE ROUX.
Le site de l'Alliance Internationale
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